Et si on jouait... (15)

...une terrible histoire de vengeance, romanesque et familiale, jusqu'à son accomplissement et surtout au-delà ?

Dans la culture populaire, combien de fictions linéaires sont des histoires de vengeance ? Parent, amant-e, fils ou fille, un personnage perd quelqu'un de cher et se lance dans une longue quête vengeresse qui le mène vingt ans plus tard à retrouver la cause de son malheur pour lui faire payer son crime. S'il faut finir bien, alors le personnage, délivré, peut enfin reprendre une existence normale ; sinon, le goût de la victoire est amère et la mort laisse un grand vide.

Et après ? 

Jouons les quelques conjurés qui jurent de faire chuter une sorte de figure du mal à qui l'on reproche un drame terrible. A la façon de Polaris, soyons quatre : un-e protagoniste déterminé-e ; un-e ennemi-e juré-e ; un-e ami-e loyal-e, mais inquiet-e ; et une quatrième personne qui poursuit l'ennemi, mais pour une raison différente. Le sentiment d'injustice remplace le Zèle, et diminue au profit du Cynisme. Tuer l'ennemi est un passage obligé du jeu ; à la suite de quoi, celle qui l'incarnait joue  son fantôme, ou simplement les pensées délétères du monde, la rumeur populaire.

Explorons le malaise que produit le meurtre, l'effondrement d'une vie construite sur la vengeance, le retour impossible à la normale. Est-ce que cela valait le coup ? Quel cycle de la vengeance entérine-t-on, comment s'en libérer ?


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